Un intervenant parle anglais. Le public est francophone. Quelques secondes plus tard, ses propos apparaissent traduits à l’écran.
Ce qui semblait encore complexe il y a quelques années devient aujourd’hui accessible grâce à l’IA. Mais entre une démonstration réussie et une utilisation fluide devant un vrai public, il y a une différence : les conditions réelles.
Dans le cadre du projet européen AI-Powered Learning – Real-Time Intelligence for Adult Education, Live Session a donc décidé de passer à la pratique.
Nous avons expérimenté la traduction en temps réel lors de deux conférences hybrides à Paris et Lyon, avec des intervenants en présentiel et à distance, ainsi que lors de trois webinars entièrement à distance.
L’objectif : confronter cette technologie à de vraies situations et tester trois solutions majeures :

Voir une intervention en anglais devenir presque instantanément accessible à un public francophone ouvre de vraies perspectives pour les formations, conférences et réunions internationales.
Cela ne signifie pas pour autant que l’IA remplace l’interprétation professionnelle. Pour des échanges sensibles, très techniques ou nécessitant une grande précision, l’interprète reste indispensable. La traduction automatique constitue plutôt une alternative plus accessible et moins coûteuse pour de nombreux événements où une interprétation humaine complète n’est pas nécessaire.
Mais nos expérimentations nous ont surtout appris une chose : Pour que la traduction soit fluide le jour J, presque tout doit être anticipé avant.
Plateforme, licences, langue source, comptes participants, microphones, qualité audio, écrans, affichage des sous-titres, disposition de la salle, intervenants à distance, changements de langue… chaque détail compte.
Un test réalisé seul devant son ordinateur ne suffit pas. Il faut reproduire autant que possible les conditions réelles de l’événement.
C’est finalement le meilleur signe qu’une expérimentation est réussie : le jour J, la technologie se fait oublier.
Google Meet, Cisco Webex et Microsoft Teams proposent chacun des approches intéressantes, mais il n’existe pas une solution universellement meilleure. Le choix dépend du contexte : plateforme déjà utilisée, environnement technique, format présentiel ou hybride, langues nécessaires, nombre de participants, licences disponibles et niveau d’autonomie attendu pour les utilisateurs.
Une fois la solution soigneusement sélectionnée, configurée et testée, l’animateur peut se concentrer sur l’essentiel : les participants, les échanges et la dynamique de la session.
La traduction automatique conserve bien sûr certaines limites, notamment avec les acronymes, les noms propres ou les termes très techniques. Elle ne remplace pas systématiquement l’interprétation humaine. Mais nos expérimentations montrent qu’elle constitue déjà un formidable levier pour rendre les formations live plus accessibles, inclusives et internationales.
La vraie question n’est donc plus seulement : « Est-ce que la traduction en temps réel fonctionne ? » mais plutôt : « Comment bien la préparer pour qu’elle fonctionne dans mon contexte ? »

Financé par l’Union Européenne. Les points de vue et opinions exprimés sont toutefois ceux des auteurs uniquement et ne reflètent pas nécessairement ceux de l’Union européenne ou de l’OeAD-GmbH. Ni l’Union européenne ni l’autorité octroyant la subvention ne peuvent en être tenus responsables.
